Résumé du mois de février

Comme vous avez (ou plutôt, nous avons) pris l’habitude en début de chaque mois, on reste dans le passé pour tirer le bilan du mois écoulé.

Janvier s’était fini dans la douleur, et j’ai commencé le deuxième mois de 2017 par un retour aux sources chez mes parents, et c’était l’occasion d’aller aux Portes Ouvertes de la fac de Montbéliard, là où 5 ans plus tôt tout avait commencé pour moi. Dans ses locaux, s’est développé en moi la passion pour les langues et notamment l’allemand, et c’est grâce à ces trois années de licence que j’ai acquis un savoir-faire et des connaissances, qui me servent maintenant tous les jours.

Après cette petite parenthèse nostalgique, les choses ont repris leurs cours : nouveaux projets de recherches et poursuite des projets déjà lancés : on ne fait pas semblant à la MSH Dijon !

Personnellement, ce mois a été l’occasion de rédiger un « DM » (Hausarbeit) pour mon cours de littérature qui avait pour sujet l’analyse d’un texte allemand portant sur la représentation des Français et de la France. J’ai alors choisi le livre de C. Calle Tour de Franz qui est une œuvre que je connais bien et que j’apprécie.
Pour le mémoire, j’ai revu et enfin terminé achevé la partie théorique pure de mon étude ; c’est-à-dire la théorie du moule textuel. Développé par une chercheuse allemande de renom, cette théorie vise à mettre en avant un schéma à quatre étages en forme d’entonnoir en partant d’une analyse macro pour finir à une analyse micro. Ceci permettant d’établir le prototype d’un genre de texte donné. Cette théorie me servira à l’analyse de tous mes sous-corpus mais ça on en reparlera le mois prochain !

Et j’ai également pu visiter le Cassisium de Nuit-Saint-Georges, propriété de la société Vedrenne. Une belle visite sur l’histoire du cassis qui s’est conclue avec une dégustation riche et variée !

 

 

On se retrouve en mars et d’ici-là n’oubliez pas de boire un petit verre de temps en temps, c’est bon pour le moral et pour la santé 😉

A bientôt, Matthieu

Le vin du vingt (2)

Pour ce deuxième vin du vingt je voudrais vous parler plus longuement d’un vin que j’avais déja évoqué sur Instagram.

C’est un Bourgogne blanc du Domaine Fournillon. La vigne dont est issue ce vin a une jolie histoire puisqu’elle a échappé au Phylloxera !

Visuellement, on est sur un nectar un peu limpide. La robe dorée se veut discrète, sans reflets. Visqueux, les larmes sont nombreuses et en paquet : ca promet !

Le nez est encore fermé pour ce millésime 2010 mais propose des arômes de cuir tané, qui fait écho un léger côté boisé.

En bouche, ce vin est très rond, très soyeux. Le miel et le melon sont très présent. On regrettera son côté pataud, il aurait pu être un peu plus dynamique. Il m’en reste pas moins agréable et d’une longueur remarquable.

Un bon blanc !!

A bientôt,

Matthieu

Janvier : Premier mois de l’année

Ce premier mois de l’année a été riche en émotions mais surtout chargé en travail donc ce ne sera qu’un petit article.

En matière de recherche, c’est surtout la validation du chapitre 1 et de la première moitié du chapitre 2 qui restera. Mais la partie théorique du  premier chapitre reste encore faible et nécessite des réajustements. Ceci impacte donc l’évolution de l’encodage du corpus, préalable à l’analyse. Je reste encore dans le calendrier mais il ne faudrait pas que je traine trop sur la théorie. Il faut donc lire, comprendre et restituer vite et bien : plus facile à écrire qu’à faire … 😉

Côté palais, après une intrusion dans le domaine du thé, j’ai quand même pu suivre le cours VOG 2 de ProDégustation, qui, bien que j’étais un peu malade, fut intéressant ! Pendant 4h on est plongé dans le monde du vin et on apprend à déguster et à mieux distinguer les arômes. C’est un cours utile, mais pour être tout à fait honnête, en ayant suivi le cours d’initiation (« BA-BA du vin ») et puis en fouillant sur le net, en essayant, en s’informant on n’a pas forcément besoin de ce genre de cours ! Pour « mieux » déguster, il suffit de s’entraîner et de se tester sur les différentes flagrances.

Et je vous rappelle la dégustation du 20 janvier :

Et voilà un bon petit mois en Bourgogne !

A bientôt, Matthieu

Le thé, une autre dégustation

Depuis Noël, je suis dans une période thé et j’ai fait quelques découvertes gustatives intéressantes quand j’étais chez mes parents pour les vacances et ai donc décidé me constitution une petite « cave » à thé, en commençant dès lundi rappelez-vous. Les arômes sont plus subtiles que dans le vin, tant au niveau olfactif que gustatif, donc c’est un excellent travail pour se former ! En plus les discours sont sensiblement identiques. Les deux structures sont absolument similaires et les termes employés assez proches. Terminologie et moule discursif proche du stéréotype semblent dicter le discours spécialisé de la dégustation de thé de la même façon que la dégustation de vin.

Ces équivalences ont aiguisé ma curiosité. Jeudi soir, ne pouvant boire d’alcool et donc de vin à cause de la vaccination contre la méningite, j’ai été amené à faire une petite dégustation de quelques Grands Crûs … de thé !

Retour en quelques mots sur cette première immersion dans ce nouveau monde.

Les thés ont été dégustés dans l’ordre de température de service. J’ai donc commencé par un Gyokuro Premium. C’est vraiment le top du thé. Au nez, c’est vraiment très fin, à peine sucré, un très bon mélange. Une belle couleur dans la tasse. En bouche, cette finesse est de nouveau perceptible, la sucrosité s’est effacée, laissant place aux arômes du thé vert. Un délice !

Le deuxième, Lung Ching, m’a moins séduit, le thé est plus fermé, plus neutre, moins expressif, moins aromatique. Il est tout de fois bon mais face au premier il ne tient pas la comparaison.

Le numéro trois quant à lui est vraiment intéressant. Sencha Premium (le Sencha est le thé bu majoritairement au Japon) est un thé d’une grande délicatesse. Les reflets verts du thé se retrouvent en bouche avec un côté prairie. C’est vraiment rafraichissant. On est sur un thé à boire à tout moment de la journée.

Balade à Paris a continué ce joli défilé de saveurs. Thé vert aromatisé au cassis, violette et macaron, il accompagnera à merveille des petites pâtisseries. Fruité et sucré, il est séduisant, tout en rondeur, et en détails, c’est la violette qui veut cela

Enfin pour clôturer cette petite incursion dans le monde du thé, Bai Hao Yin Zhen m’a littéralement transporté au Japon. Une jolie couleur est proposée dans la tasse, comme une clémentine, c’est fleuri, délicat, intense mais tout en finesse, vraiment un thé qu’il faut apprécier et déguster seul.

Tous les thés dégustés et présentés dans cet article sont disponibles ici.

Je vous conseille également la nouvelle boutique Le Palais des Thés qui a récemment ouvert à la Toison d’Or à Dijon. Ils sont vraiment sympa, accueillants et très professionnels.

A bientôt, pour une dégustation de … vin ce coup-ci !

Matthieu

Le douzième mois de 2016

C’est la fin de l’année et je vous propose aujourd’hui le dernier résumé de 2016.

C’est un mois qui avait commencé de la meilleure des manières avec la visite des Caves Ouvertes de Fixin où j’ai rencontré de nombreux vignerons et surtout dégusté des vins excellents : j’ai toujours en mémoire le fameux Clos de la Perrière du Domaine Joliet (vous pouvez toujours lire mon article sur cette superbe journée ici).

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J’en ai profité pour visiter le domaine Gustave Lorentz à Bergheim. C’était vraiment super je vous le recommande vivement ! Un article détaille ma journée en Alsace ici.

Côté travail, ce mois a été riche : séminaire de travail sur un projet européen, AG et repas de Noël (il faut bien se reposer !!) mais aussi avec quelques ratés, ce qui fait un peu patiner le projet, mais on avance quand même.

Pour le mémoire, c’est le plus important, l’aventure suit son cours, et je suis dans les temps. Le premier chapitre est désormais terminé (45 pages tout de même). Il me reste à mettre en forme les différents sous-corpus et ça ce n’est pas gagné ! Comment et dans quel but sont les deux questions qui vont me faire cogiter dans les prochaines semaines. En fonction de ce que je voudrais démontrer, je devrais adopter une méthode et des outils différents. Il faut donc réfléchir avant d’agir ! On en reparle en janvier en espérant avoir avancé ..

Décembre c’est l’époque des marchés de Noël, du vin chaud et des repas entourés de la famille, en voici quelques fragments :

Et bien sûr, l’année s’est achevée avec une dégustation !

2016 s’est finie en beauté, 2017 commence : à tous je vous souhaite une excellente année !

Matthieu

Domaine Gustave Lorentz

Aujourd’hui je suis allé à Bergheim avec mes parents pour visiter le Domaine Gustave Lorentz le matin et pour une petite randonnée au-dessus de la plaine d’Alsace.

Notre matinée à Bergheim a débuté par une visite du domaine et la découverte des installations. D’abord nous avons vu les cuves de fermentation puis la cave de vieillissement avec les cuves en inox pour la gamme de blanc et des tonneaux pour les rouges. Et nous avons fini par la chaine d’embouteillage et de mise en cartons. Une visite absolument complète et détaillée rien que pour nous. C’était très précis, très bien expliqué.

Et bien sûr nous avons enchainé avec la dégustation de quelques vins du domaine:

– le crémant pour bien commencé : assez floral, très légèrement acide pour donner de la vivacité à ce vin

– un Muscat, c’est le vin qui m’a le moins plu

– 3 Riesling dont l’excellent Grand Cru Kanzlerberg 2008 avec ses notes de miel, d’herbes, un côté un peu balsamique, un vin complexe et très fin. Un petit regret pour le Grand Cru Altenberg 2011 mais c’est pour pinailler

– 2 Pinot Gris magiques : la Cuvée Particulière 2013 et surtout le Grand Cru Altenberg 2010. Une robe tout en dorure, un nez légèrement boisé et sur le raisin sur-mûri, en bouche il est très floral, ouvert et frais. C’est LE vin de la journée !

– 3 Gewürztraminer, là il n’y a rien à dire, juste à savourer. Evidence 2014, Grand Cru Altenberg 2010 et Vendanges Tardives 2011 sont complexes, très aromatiques, très fins. C’est épicé et puissant, la sucrosité est contenue ; bref, un vrai régal !

Beaucoup de découverte et de joie gustative grâce à Markus le maitre de chais.

Après cette belle matinée, nous avons fait une randonnée dans les hauteurs de Ribeauvillé, village voisin de Bergheim. Nous avons pu admirer la plaine d’Alsace.

Vous l’aurez compris une journée géniale !

A bientôt pour le résumé du mois de décembre.

Matthieu

Des vignerons et cavistes de Bourgogne

Un petit article pour vous présenter les professionnels du domaine viti-vinicole qui m’ont accueilli et aidé lors de la constitution de mon corpus. Comme pour les Allemands, je vous les présenterai sous forme de liste avec un petit mots en face du nom du domaine ou de la boutique. Tous ont vraiment été très sympathiques et je tiens à les remercier : encore une fois, sans leur aide, mon étude n’existe pas.

Pour les cavistes, j’ai eu la chance de rencontrer des personnes très diverses :

  • Ô gré du vin : Un caviste comme vous n’en avez jamais rencontré, un peu foufou mais super attachant avec des choix très marqués dans la sélection de ce vin
  • La route des vins : un magasin superbe, un caviste fin connaisseur, j’ai beaucoup appris à ses côtés
  • Caves Duclos Maillard : Une belle boutique avec des vins de toute la Bourgogne. Les prix sont relativement bas et on trouvera forcément ce qui nous plaira
  • Au Pinot Noir : Un caviste plutôt pour les professionnels mais qui a une belle gamme de rouge quand même.
  • Les bons plans du vin : Nouvellement créé ce caviste propose un choix assez vaste de vins, le conseil est super
  • Cave de Vougeot : dans l’ancienne Cave de Vougeot, le cadre est splendide et la personne qui m’a accueillie était très gentille.
  • As du vin : Au nord de Dijon, un peu perdu dans la banlieue, on découvre un caviste très intéressant avec beaucoup de connaissances sur ses vins. Il sait pourquoi il les a choisis et connait personnellement les propriétaires. Un plus indéniable. Il m’avait recommandé cet excellent Chablis.
  • Vins et Merveille : Situé juste avant les premières vignes de la Côte de Nuit, on y trouve deux cavistes très professionnelles avec beaucoup de bonnes choses à déguster.

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On passe aux vignerons maintenant :

    • Domaine Isabelle Lippe : si vous cherchez un domaine simple et des vins excellents, c’est ici qu’il faut aller. Ce domaine est accessible, le caveau de dégustation est parfaitement décoré, on s’y sent bien tout de suite et Isabelle Lippe est un livre ouvert. Un excellent moment !
    • Domaine de la Cras : perché sur les hauteurs de Dijon, on se demande où on va mais une fois arrivé, Marc Soyard nous immerge dans son domaine : superbe !
    • Domaine Bruno Clair : L’expérience parle dans ce domaine, il y a beaucoup à dire et de nombreuses anecdotes à partager. C’était vraiment très intéressant !
    • Domaine René Leclerc : La présentation s’est faîte au caveau de dégustation, c’est vaste et accueillant. La personne que j’ai rencontrée était très au point avec ses vins, très précis et didactique : super !
    • Domaine Henri Richard : un petit domaine mais avec des Grands Crûs, un accueil très chaleureux et vraiment sympa
    • Domaine Philippe Leclerc : Ici on ne prend pas de gants, et c’est bien comme ça ! Le vigneron n’est pas là pour parler mais faire du vin et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il sait y faire.
    • Château de Marsannay : J’avais posté une photo lors de la dégustation dans les caves du Château. Une grande variété et des vins intéressants surtout en blanc.
    • Domaine de la Mazière : Si je devais ne retenir qu’un nom ce serait lui. J’ai passé deux heures absolument géniales dans ce petit domaine. Il n’y a aucune prétention si ce n’est celle de faire du bon vin et d’offrir le maximum de plaisir à ses clients. Je vous le recommande chaudement, cela vaut vraiment la peine de faire un petit crochet par Brochon pour partir à la découverte de ce viticulteur si passionné.

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Je vous invite à venir vous aussi les rencontrer, ils le méritent !

A bientôt et bonne fin d’année à tous

Matthieu

Novembre et ses surprises …

C’est un mois de novembre très studieux qui vient de s’achever. J’ai en effet rendu, rédigé et fais corriger le premier chapitre du mémoire et rédigé le second. Je devais en plus faire un mini-mémoire pour le cours de littérature, ce qui m’a pris énormément de temps !

J’ai par ailleurs commencé à réfléchir à la thèse qui commencera l’année prochaine : financement, sujet de thèse, cotutelle internationale, … Beaucoup de choses à penser !

Mais quand même un petit de repos avec le Cyclo Cross de Dijon et une petite soirée à l’opéra pour voir Ravel.

C’est également au début de ce mois que j’ai commencé à travailler pour le CNRS à la Maison des Sciences de l’Homme de Dijon qui se trouve sur le campus de l’Université de Bourgogne, toujours dans le secteur du vin, de la linguistique et de l’innovation. C’est une des raisons pour lesquelles je suis allé à Fixin pour participer aux Caves Ouvertes, je vous en avais parlé un peu plus tôt.

DSCN3990.JPGA cela s’ajoute la fin de la collecte des enregistrements pour le corpus. J’en ai fini avec les vignerons, je suis donc en possession de tous les enregistrements du côté français. Maintenant que le corpus oral est constitué, il me faut finir la transcription. J’ai fait un premier jet, il est nécessaire maintenant de repasser tous enregistrements un à vin afin de corriger les fautes, être sûr que tout soit bien transcrit et ensuite pour aller à un niveau de granularité supérieur en intégrant les pauses et les silences dans les prises de parole ce qui permettra une analyse bien plus fine.

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Je posterai dans quelques jours un récapitulatif de toutes les personnes qui ont bien voulu se faire interviewer comme je l’ai fait avec les Allemands (en allemand ici) mais je les remercie déjà maintenant.

En ce qui concerne le corpus d’étiquettes je suis toujours en train de réfléchir à la meilleure manière de les compiler pour les annoter au mieux avec des mots-clés et pouvoir ensuite mener une analyse cohérente.

Donc c’est un mois très porté sur la réflexion, la théorie mais aussi un peu de rédaction !!

On se dit à bientôt pour un nouvel article !

Caves Ouvertes de Fixin

Ce weekend quelques domaines du village de Fixin nous ouvrent leurs portes et permettent de rencontrer ses viticulteurs si attachants et de découvrir leur petites merveilles. Bien sûr je n’ai pas pu rencontrer tous les vignerons mais je souhaitais vous présenter les domaines où j’ai eu la chance de déguster des très bons vins et parfois des petites pépites.

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Domaine Berthaut : Le premier domaine visité, c’était vraiment intéressant j’ai pu rencontrer le père et la fille. Une belle dégustation avec le tout premier blanc du domaine, une bon début qui en appellera d’autres. Et puis suite une dégustation de plusieurs Crûs, là c’était surtout intéressant d’évaluer le développement d’une appellation dans le temps.

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Je n’oublie pas non plus l’artiste présente pour l’occasion, ces photographies sont très intéressantes et à l’image du domaine : pleines de surprises, c’est beau, c’est propre, on en redemande !

Domaine Molin : Un domaine en agriculture 100% biologique avec un jeune vigneron très impliqué et très sérieux. Le domaine est par ailleurs constamment dans le Hachette des vins, et pour cause ! Les vins sont d’une grande précision et très travaillés.

Domaine Gelin : Domaine possédant une grosse structure, on s’éloigne des domaines familiaux, les vins s’en ressentent, ils sont moins personnels mais le Clos Napoléon est une belle réussite !

Domaine Naddef : Une belle déclinaison de vins proposée avec la possibilité de faire des comparaisons entre les millésimes 2013 et 2014. Je conseillerai volontiers les deux extrêmes : Marsannay les Champs Perdrix pour sa rondeur en boucheur et sa finesse et Gevrey Les Champeaux pour la puissance, le caractère et l’élégance de ce Premier Crû.

Domaine Defrance : Un vigneron super sympa et des vins simples, sans complexes avec des palettes aromatiques variées, des vins ciselés et très bons.

Domaine Joliet : C’était sûrement LE domaine de cette sélection et il n’a pas déçu. Son Fixin Premier Crû Clos de la Perrière est d’anthologie, des arômes floraux, fuités, une belle rondeur et un peu  de gras en bouche, c’est définitivement un vin d’une très grande qualité. Le propriétaire et sa fille sont toutefois restés accessibles et toujours prêts à discuter, un domaine à retenir !

Domaine du Clos Saint-Louis : C’est le domaine qui a clôturé cette journée. On commence par un petit verre de Fixin blanc et une exposition de tableaux et d’œuvres d’arts en bois, le bois crépite dans la cheminée, on se croirait au paradis. Ensuite, la dégustation se poursuit en cave avec une sélection des vins rouges du domaine. Des vins d’une belle tension, ils manquent toutefois de caractère, ils n’en restent pas moins de très jolies réalisations.

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Voilà pour cette journée, j’espère que je vous ai donné le vin à la bouche, on se retrouve tout bientôt pour le résumé du mois de novembre et un autre article sur des vignerons et cavistes bourguignons.

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A bientôt,

Matthieu

Rückblick auf meiner deutschen Trips

Im Rahmen meiner Masterarbeit über Weinsprache sollte ich einen deutschsprachigen Korpus schaffen: ich will die Etikette von burgundischen und rheinpfälzischen Weinflaschen mit mündlichen Beschreibungen von Weinflachen vergleichen.

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Ich war am Anfang September an der Mosel. Das war nicht nur als Urlaub, sondern auch für meine Masterarbeit. Deswegen habe ich einen Tag in Trier verbracht. Trier ist eine wunderschöne Stadt, von ihrer römischen Geschichte geprägt, die noch heute entdeckt werden kann. Dort habe ich viel gesehen, und das war ein tolles Tag.

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Ich habe auch zwei Weinhändlern besucht:

Jutta Büsching von ‚Das Weinhaus – Trier‘: Ein Weinhandel und Restaurant in Trier, Jutta war super nett zu mir, als sie und ihrer Team die Abendbedienung vorbereiteten.

Christoph Loser von ‚Weinhaus Minarski – Trier‘: Große Kenntnisse sind das Merkmal dieses jungen Weinhändlers.

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Dann bin ich auf der Weinstraße Richtung Koblenz gefahren. Ich hatte zwei Nächte in Graach-an-der-Mosel im Gästehaus Zummethöhe verbracht. Die zwei Hausbesitzer sind sehr nett und, haben mir viel Tipps gegeben; der Raum war groß, sauber, sehr hell: einfach perfekt! Außerdem war das Frühstuck super geil und alles wurde hausgemacht… so lecker! Ich werde jetzt die Winzer vorstellen, die ich kennengelernt habe:

Weingut Schloss Lieser Thomas Haag – Lieser: Thomas Haag ist ein bedeutender Winzer in Deutschland und wurde 2015 von Gault&Millaut zum Winzer des Jahres erklärt. Er hatte trotzdem ein bisschen Zeit für mich und zeigte Interesse für meine Arbeit.

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Das Weingut Alfons Rohles – Fell, das ich im Zentrum Triers für eine Weinverkostung kennengerlernt habe, war das allererste Weingut, das ich besucht habe. Das Paar war super nett und ihre Weine einfach nur lecker!

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Weingut Burgkeller – Longisch. Die Weine sind sehr genau und gut bearbeitet!

Weingut Hackenbruch – Mehring. Der Besitzer dieses kleinen Weingutes hat mir ein bisschen seiner Zeit gegeben, um mit mir zu reden und eine Flasche zu schenken, worüber ich ihnen sicher in einige Zeit erzählen werde!

Weingut Blesius – Graach an der Mosel: Ich habe Ihnen schon vor ein paar Wochen von diesem Weingut berichtet. Es hatte nicht nur sehr früh am Morgen Zeit für mich, sondern auch wurde mir eine Flasche geschenkt. Dieser Wein war sehr schön, sehr fein mit einer delikaten Frische.

Weinhaus Schnitzius – Bernkastel-Kues.  Sehr nettes Paar und schöne Weine für dieses Weingut.

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Weingut Schneider-Faber – Kinheim/Mosel. Einfache und dynamischen Besitzer.

Weingut Mönchhof – Ürzig: Es war ein tolles Treffen hier! Nach unzählbaren Absage habe ich in Ürzig einen Mitarbeiter des Weinguts kennengelernt. Er war in der Vinothek und war bereit, einige Minute mit mir zu sprechen. Wir haben eine Verkostung gemacht, viele Weine versucht, viel geredet, … Es war sicher einer der schönsten Momente meines Trips!

Weingut Schäfer – Edenkorben. Ein junger, netter, dynamischer Winzer in Edenkorben. Wir haben eine tolle Zeit zusammen verbracht, während der wir verschiedene Weine verkostet haben.

Weingut Wörner – Edesheim. Dieses Weingut war das letzte auf meiner Liste. Die zwei Damen waren auch sehr freundlich und haben einige Weine präsentiert.

Ich vergesse natürlich nicht Thomas Ambré (von der Marketing Abteilung) von Moselland – Bernkastel. Moselland ist eigentlich die Firma, die die Nummer 1 in Deutschland in Bezug auf Weinproduktion und Weinverkauf ist. Er hat mir viel geholfen und viele Ratschläge gegeben.

Weitere Fotos sind hier zu sehen.

Ich habe am Ende dieser Reise meinen Korpus für die Sprache der Winzer erstellt, aber noch nicht denjenigen für die Sprache der Weinhändler. Deswegen bin ich Ende Oktober nach Rheinland-Pfalz zurückgefahren. Ich war am ersten Tag Richtung Germersheim durch Landau gefahren, am zweiten Tag war ich in Speyer. Am dritten Tag habe ich die wunderschöne Stadt Karlsruhe entdeckt.

Lebensart – Kandel: Die beide Besitzer dieses Bioladens haben mir ihre Rotweine beschrieben. Die Dame war keine Weinexpertin und der Mann hatte, im Gegenteil dazu, sehr viele Kenntnisse darüber: der Kontrast zwischen beiden ist sehr interessant. Beide waren sehr freundlich und die verkauften Produkte scheinen toll zu sein!

Ralf Groß – Meckenheim: Verloren am Ende der Welt hatte mir eine super nette Oma (was nicht als etwas Negatives aus meinem Mund gilt) einige Weine dieser Bioladen präsentiert. Sie war super nett und hatte mir zwei Äpfel geschenkt: geil!

Weinhandlung am Kleinenplatz – Landau: Ein hochwertiger Weinhandel in Landau! Ich konnte hier auch zwei Händlerinnen interviewen. Beide waren sehr interessant und hatte viele Sachen zu erzählen! Das ist eine perfekte Adresse zum Weiterempfehlen.

Weinkontor Schwarz – Speyer: Ganz im Zentrum Speyers ist dieser ehemalige Lehrer ein sehr umfangreicher Weinkenner, und war außerdem sehr nett!

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Weinstudio Pfalz – Speyer: Doktor, Fachjournalist, Weinverkoster und Weinhändler, hier ist ein Mann, der auf jeden Fall sehr kompetent im Bereich Wein ist! Er beherrschte seine Produkte aus dem Effeff!

Weingut Motzenbäcker – Deidesheim: Diese Tonaufnahme habe ich während einer Weinverkostung exklusiv für mich gefahren. Lächeln und Anekdoten waren dabei dank einer wunderbaren Mitarbeiterin! Diese Weine sind übrigens sehr interessant. Einer dieser Weine ist in einem Eichenbarrique gereift, dessen Holz beim ersten Vollmond im Januar geschnitten wurde. Das muss man ja versuchen!

Nochmal danke an allen. Ich bedanke mich für Ihre Aufmerksamkeit und Ihre Zeit. Ohne Sie wäre meine Studie einfach unmöglich. Ich hoffe, ich werde in der Zukunft einige von Ihnen nochmal besuchen können! Bis bald, meine Weinfreunde!

Matthieu

Immersion viticole à la Foire de Dijon

achtung-wein_design.pngAchtung! Pour cet article j’ai choisi la voie de l’innovation parce que je n’ai pas été le seul à l’écrire (et comme je ne suis pas encore schizophrène …), Juliane Daudan me fait le plaisir, que dis-je l’honneur de prendre sa plume et de se joindre à moi pour vous relater notre après-midi à la Foire de Dijon.

Il est 13h le samedi 5 novembre quand nous arrivons au Parc des Expositions, bien décidés à faire le tour des stands mais l’appel de l’Allemagne étant trop fort, nous avons très vite rejoint le Salon des Vins Vinidivio qui avait cette année comme invité d’honneur la région viticole de la Rhénanie-Palatinat.

Pour l’occasion, ce sont une vingtaine de vignobles qui se sont réunis pour nous présenter leurs vins, leurs domaines et leurs pays. Nous avons pu les rencontrer et l’avantage de parler leur langue est que nous avons pu longuement échanger avec eux en allemand. Nous avons plus qu’apprécié ce moment et nous voulions le partager avec vous. Nous reviendrons en quelques mots sur tous les domaines qui, le temps d’une dégustation, nous ont accueilli. Voici nos réactions recueillies après chaque dégustation. En espérant que ça vous donne le vin à la bouche …

Domaine J.J. Adeneuer :

Juliane : Une chouette entrée en matière pour ce Salon des Vins et une agréable première dégustation avec un beau crescendo de goûts.

Matthieu : Premier domaine de la journée et premiers vins dégustés : un premier vin avec un cépage 100% allemand : Pinot Madeleine et un grand cru d’une grande générosité avec des notes de gibier, de sous-bois avec des arômes de fruits rouges. Une belle réussite et un membre du vignoble bien sympa.

Domaine Bollig-Lehnert :

foire-copie-3C’est par des exposants très sympathiques que nous avons été accueillis à ce stand. Nous avons pu discuter de nombreux aspects de leur profession, et notamment des risques et des aléas de la météo. J’en garde un souvenir de professionnels chaleureux et optimistes.

Uniquement des vins blancs et plus précisément des Riesling avec une belle complexité. En bouche, on a une belle balance entre sucrosité et acidité et une robe claire : un vrai vin de Moselle.

Domaine Clemens Busch :

C’est une dégustation très décontractée que nous avons fait à ce stand, avec en plus de très bons produits.

Dégustation de deux Grands Crus, très intéressants, avec des belles saveurs quoi qu’encore un peu fermé.

Domaine des Terrasses Doetsch Haupt :

foire-copie-2Pour eux le vin est une affaire de famille, mais aussi de partage car nous avons discuté avec eux de leur domaine. A ce stand j’ai surtout été marquée par l’implication de toute la famille Doetsch.  Trois membres (Gaby, Katharina et Martin) étaient présents et on pouvait sentir à quel point le domaine est soudé.

Des vins travaillés, complexes, généreux, des vins à l’image du domaine, une histoire de famille rassemblant deux générations (2 femmes, 3 hommes) avec des approches différentes et des sensibilités particulières. Un vrai moment de convivialité et d’échange, un des meilleurs moments de l’après-midi. 

Domaine Viermorgenhof :

Un stand très chouette ! La vitalité des exposants alliée au côté très rock de leur design pourraient donner envie d’y passer des heures. Et quels vins doux !

Des vins très intéressants proposés par ce vignoble, surtout un Dornfelder excellent !

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Domaine Gebr. Ludwig :

Agréable dégustation de Riesling et Sauvignon.

Matthieu : On est en présence de vin très droit, très maitrisé, une belle pointe d’acidité, toujours avec des notes boisées.

Domaine Geils :

On retourne à une ambiance plus classique pour cette dégustation de très bons vins.

Comme son nom l’indique : Geil!

Domaine des Stadt Mainz :

Le domaine der Stadt Mainz semble être né sous une bonne étoile. C’est avec une bonne humeur contagieuse que l’exposant nous a présenté de très bons vins, également dans un beau crescendo  de saveurs. Bref,un exposant très sympathique et des vins qui font littéralement voyager.

Ici, nous avons pu mener une dégustation complète de la gamme, 4 Riesling et un Pinot Noir. Les Riesling vont dans une complexité croissante quand on déguste les vins les plus hauts de gamme. On sent en bouche le travail au domaine. L’un des vins est d’autant plus bons qu’écologique : Bravo ! Le Pinot Noir était aussi intéressant avec une robe aux reflets orangés splendide.

Domaine Kaul

C’est à ce stand que j’ai pu goûter pour la toute première fois un Eiswein… quelle surprise ! Le processus est autant intéressant que le résultat est bon. Ce goût d’herbe et de pâte de fruits, quel régal !

Des vins d’une belle densité parfaitement équilibré, bref des vins tout en maîtrise qui savent garder une bonne fraicheur en bouche. Et comme Ju’ j’ai dégusté mon premier vin de glace à ce stand : une heureuse découverte !

Domaine Abtof

Une très chouette dégustation agrémentée d’exemples concrets car les exposants avaient apporté avec eux plusieurs morceaux d’argile et de grès. De bons vins qui plus est !

Un bel échange autour des sols du domaine, très interactif et très instructif. Les vins sont très précis et complexes. Pour le Riesling Spätlese : la belle acidité est accompagnée en début de bouche par des notes fruitées, qui peu à peu laissent leur place à un fond minéral provenant d’un sol argilocalcaire.

Domaine Acham-Magin

Il s’agit d’un des seuls stands VDP du Salon et nous voulions absolument les rencontrer. Leurs vins sont excellents et ils nous ont beaucoup appris sur leur domaine.

Vraiment sympathique, produisant des vins de caractère, loin du mainstream et surtout heureux de partager leurs connaissances. Ils m’ont donné plein d’infos pour mon mémoire : super ! Les vins sont leurs parfaits reflets : expérience et vivacité ! Un mélange très maîtrisé pour des vins élevés dans des fûts de chêne vieux de plusieurs dizaines d’années.

Domaine Hambacher Freiheit

La dégustation était très agréable, grâce au représentant du domaine à la fois avenant et plein de sagesse !

Un propriétaire très sympathique et des vins uniques. Deux premiers vins qui m’ont laissé perplexe mais le dernier, un Regent, m’a pleinement satisfait bien qu’il soit encore un peu jeune. Du millésime 2009, il n’atteindra son apogée que dans 5 ou 6 ans.

Domaine Sebastien Hofmann

Un exposant très sérieux et intéressant et des vins de haute qualité.

Quel dynamisme chez ce propriétaire ! Des vins qui lui ressemblent, complexes et travaillés, le Pinot Gris à eu ma préférence.

Domaine am Kaiserbaum

La dégustation à ce stand a été très agréable, de par ses bons vins (ah cet Eiswein !) mais surtout grâce à la gentillesse et la sagesse du propriétaire avec qui l’échange était plein de vie et de bonne humeur. Et un design d’étiquettes qui m’a beaucoup plu : l’arbre qui y est représenté existe réellement, dans le domaine.

Beaucoup d’expertise chez ce jeune vigneron qui a su me faire voyager dans son domaine au gré de ses explications sur les sols et les méthodes de vinification. J’ai pu déguster un Pinot Noir sec, très intéressant, très maîtrisé ; en effet, les arômes boisés étaient bien contenus. Mais encore une fois c’est le vin de glace qui a remporté tous les suffrages : une belle concentration et une belle profondeur pour ce Blanc de Noir.

Domaine Zimmermann

Dernière dégustation avant la fermeture des portes, qui s’est passée, comme les autres, à merveille. Nous avons terminé la journée par un très bon vin.

On a fini par ce domaine notre tournée des vins de Rhénanie-Palatinat. Nous n’avons dégusté qu’un vin blanc (Riesling) très frais et complet mais nous sommes restés bien longtemps à déguster avec la personne qui tenait le stand. Très chaleureuse, c’était un plaisir que de finir notre journée avec elle.

En bref : Contrairement à Matthieu, je ne suis pas spécialisée dans le domaine du vin et n’avais fait qu’une seule dégustation auparavant, il y a très longtemps. Je manquais donc parfois de connaissances pour pouvoir apprécier les vins de façon optimale mais les conseils et informations des exposants (et de Matthieu, naturellement) m’ont aidé à me sensibiliser davantage au vin et à la dégustation. Je suis donc ravie de cette journée sous le signe de la découverte et de la bonne humeur.

Pour conclure cet article, je dois dire que c’est toujours agréable de rencontrer les hommes et les femmes qui se cachent derrière nos bouteilles. Là c’était dans la bonne humeur, dans le cadre d’un salon et avec des producteurs allemands, donc tout était réuni pour une journée parfaite. C’était d’autant plus intéressant que Juliane m’accompagnait et j’ai trouvé ça génial de pouvoir échanger avec elle !

Si vous souhaitez avoir davantage d’information sur les exposants, rendez-vous sur le site du Salon, sur le site des domaines ou bien envoyez-nous un petit message et on se fera un plaisir de vous répondre !

Le mot de la fin : Vivement le prochain salon 😉

Matthieu et Juliane

Mois d’octobre

On se retrouve pour un nouvel article-résumé où je vais donc revenir sur ce mois d’octobre. Aussi riche que le mois de septembre, j’ai donc beaucoup de choses à raconter.

Je vais d’abord vous parler des conférences auxquelles j’ai participé.

Début octobre a eu lieu la Journée Mondiale de la Traduction organisée par le master T2M de l’Université de Bourgogne. Cette journée était dédiée à l’explication et la contextualisation du métier de traducteur avec plusieurs professionnels et différents chercheurs tels que Guillaume Deneufbourg (interview ici) et Natalie Kübler. C’était une journée très intéressante pour comprendre ce que c’est qu’être traducteur.

Plus tard, je me suis rendu à Paris pour le Vinocamp 2016. Je ne vais pas non plus m’appesantir dessus puisque j’y ai dédié un article. Je souhaiterais juste réparer une erreur, j’avais en effet oublié de mentionner Bottles Trip qui avait fait une présentation très intéressante. En plus, ils sont super sympa !

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Ensuite, je voulais aussi évoquer mon premier cours de dégustation. Le cours s’appelait « BA-BA du vin », il était organisé par Pro Dégustation au sein de l’hôtel de La Cloche à Dijon. Une dégustation de 5 vins m’a permis d’acquérir les bases de la dégustation, ou plutôt de faire un rappel puisque ce cours était vraiment dédié aux bases que j’avais déjà acquises tout seul. Il n’en reste pas moins que les vins étaient excellents et l’ambiance bon enfant. Mon seul regret porte sur l’intervenant, je pensais avoir affaire à un dégustateur ou un sommelier, mais c’était un journaliste. Ça n’enlève rien à ses compétences ou son expertise, mais ce n’est quand même pas la même chose, notamment au niveau de la terminologie et de la rigueur appliquée.

Enfin, j’ai pu démarrer ma collecte d’enregistrements pour le sous-corpus français de mon mémoire, j’ai rendu visite à une dizaine de caviste situés entre Dijon et Nuits-Saint-Georges ; tous bavards je n’ai eu besoin que deux semaines pour obtenir tous les enregistrements nécessaires ! Je les présenterai en détails dans un prochain article, en même temps que les vignerons. D’ailleurs, je commencerai le sous-corpus vigneron dans quelques jours puisque pour le moment ils sont encore occupés par la récolte 2016.


J’ai de plus terminé mon sous-corpus allemand, en me rendant une dernière fois en Rhénanie-Palatinat pour interviewer des cavistes allemands. Je me suis baladé le long de la frontière avec le Baden-Würtemberg, et j’ai pu rencontrer quelques professionnels forts sympathiques.

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Un résumé plus concret est dispo sur un article posté plus tôt.

La suite du travail est donc la rédaction du mémoire, qui est déjà bien entamée, le travail de transcription, assuré par Juliane que je ne remercierai jamais assez, puis un travail d’annotation et d’analyse. Mais pour ces deux dernières étapes, nous avons encore un peu de temps !

A très bientôt pour un nouvel article !!

Rhénanie-Palatinat : découvertes et rencontres

Voici un petit article aujourd’hui pour vous raconter mes (extraordinaires) aventures dans la région de Rhénanie Palatinat. Je vais d’abord vous parler de ma semaine de vacances début septembre, puis de mon deuxième séjour effectué cette semaine.

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Je vous en avais un petit peu parlé dans l’article du mois de septembre, je suis allé dans la région de la Moselle pour passer quelques jours de repos après un long été à travailler mais aussi pour constituer mon sous-corpus oral. J’ai ainsi pu découvrir la ville de Trèves qui est absolument magnifique, avec des fortifications et une vieille ville splendides d’inspiration romaine.

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Après y avoir passé une journée, j’ai poursuivi ma route direction Coblence pour passer deux nuits à Graach-an-der-Mosel, petit village perché sur les hauteurs et entouré de vignes. J’ai pu profiter de ce cadre idyllique pour apprécier le soleil et travailler un petit peu. J’ai en effet rencontré une dizaine de vignerons qui ont bien voulu se prêter au jeu de l’interview. Je vais vous les présenter dans les prochaines lignes mais je tiens tout d’abord à les remercier pour leur disponibilité et leurs précieux conseils.

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Weingut Schloss Lieser Thomas Haag – Lieser : Thomas Haag, qui est un grand nom de l’Allemagne du vin a été sacré Vigneron de l’année 2015 par le Gault et Millau, a su rester disponible et attentif à mon étude. En plein préparatif, il a tout de même pris le temps de m’accorder quelques minutes.

Le vignoble Weingut Alfons Rohles – Fell dont j’ai fait la connaissance au centre-ville de Trèves lors d’une dégustation a été le premier à se plier à l’exercice. Ce couple de vignerons est très gentil et leurs vins sont un délice.

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Weingut Burgkeller – Longisch. Des vins d’une grande précision !

Weingut Hackenbruch – Mehring. Le propriétaire de ce petit domaine a pris le temps de discuter avec moi et de m’offrir un petit souvenir : on en reparlera, à n’en pas douter !

Weingut Blesius – Graach an der Mosel : Je vous ai parlé de ce vignoble il y a quelques semaines. En plus de s’être montré disponible tôt le matin, j’ai reçu en cadeau une bonne bouteille. Un vin d’une grande précision et d’une belle fraîcheur : https://www.instagram.com/p/BKm6LM1g00q/?taken-by=desparolesetduvin

Weinhaus Schnitzius – Bernkastel-Kues. Rencontré en plein centre-ville de Trèves pour une dégustation, le couple en charge du vignoble est très ouvert et chaleureux.

Weingut Schneider-Faber – Kinheim/Mosel. Des propriétaires simples et dynamiques.

Weingut Mönchhof – Ürzig : Superbe rencontre dans ce vignoble. Après plusieurs dizaines de refus, j’ai trouvé ici un employé du domaine qui tenait la Vinothek et qui a accepté de m’accorder quelques instants. Nous avons beaucoup bu et discuté. Un moment inoubliable.

Weingut Schäfer – Edenkorben. Jeune vigneron, dynamique et drôle, nous avons partagé un bon moment autour d’une dégustation des différents vins présentés.

Weingut Wörner – Edesheim. Dernier vignoble sur la liste, il est également le dernier que j’ai visité en septembre.

Je n’oublie pas Thomas Ambré (Marketing) de Moselland – Bernkastel qui est l’entreprise qui produit et vend le plus de vin (en volume) en Allemagne, et qui a été très réceptif à mon projet et qui m’a fourni un grand nombre de conseils.

Et je suis également aller chez deux cavistes à Trèves : gentillesse de la caviste.

Jutta Büsching von Das Weinhaus – Trier : Caviste-restaurant à Trèves, Jutta a été vraiment gentille alors qu’elle et son équipe préparait le service du soir.

Christoph Loser von Weinhaus Minarski – Trier Une grande connaissance des vins caractérise ce jeune caviste de Trèves.

Une vidéo est disponible ici sur ce séjour.

Je suis retourné cette semaine en Allemagne et donc en Rhénanie Palatinat pour finaliser mon corpus allemand et rencontrer des cavistes cette fois-ci. Je suis donc remonté le long de la frontière entre la Rhénanie-Palatinat le Baden-Würtemberg. De belles rencontres et des paysages géniaux ! J’ai passé trois nuits à Germersheim, petite ville proche de Mannheim. J’en ai profité pour visiter Karlsruhe, avec son château splendide. J’en profite pour remercier les répondants :

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Lebensart – Kandel : Premiers répondants de cette tournée, les deux propriétaires m’ont présenté leurs produits : le contraste est saisissant entre les deux au sujet du vin, mais ils étaient super sympathiques.

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Ralf Groß – Meckenheim : Caché dans un petit village, c’est une petite mamie (ce n’est absolument pas péjoratif !) de ce magasin bio qui m’a présenté les vins vendus. Très gentille et des produits excellents !

Weinhandlung am Kleinenplatz – Landau : Un caviste de haute volée ! Là encore, j’ai pu enregistrer deux vendeuses ayant des grandes connaissances de leurs produits ! Je vous le recommande !

Weinkontor Schwarz – Speyer : Situé en centre-ville, cet ancien prof tient d’une main de maître son établissement et en plus il est sympa 😉

Weinstudio Pfalz – Speyer : Titulaire d’un doctorat, journaliste spécialisé, dégustateur et caviste, voici un homme fort compétent en matière de vin et le moins que l’on puisse dire est qu’il connaît ses produits sur le bout des doigts !

Weingut Motzenbäcker – Deidesheim : Des enregistrements effectués pendant une dégustation dans la bonne humeur grâce à une employée absolument géniale ! Des vins en outre surprenant, et notamment un élevé dans un fut de chêne coupé lors de la première pleine lune du mois de janvier. Ça vaut le coup de l’essayer !

Cette région vaut vraiment le coup d’œil, les gens sont vraiment sympathiques et ouverts et les paysages impressionnants !

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J’en ai fini avec mon corpus allemand et avec cet article, je remercie encore tous les répondants et vous autres, amis lecteurs.

A bientôt !

VinoCamp Paris 2016

Voici aujourd’hui un petit article sur le Vinocamp parisien du 14 octobre qui réunissait à la Maison des Metallos les start-ups les plus influentes du monde du vin.

Ne pouvant assister aux tours de table du matin puisque j’avais cours tard le jeudi soir, je me suis rendu à Paris dans la matinée. J’ai rejoint le salon Vinocamp pour les séances de l’après-midi et ne vous parlerai donc que de cette partie.

Convivialité et bonne humeur étaient au rendez-vous de cette rencontre parisienne placée sous wp-image-1143045026jpg.jpgle signe de la génération Y et du besoin de s’adapter à cette dernière. La deuxième partie de la rencontre a débuté par l’intervention de la doctorante en sciences du langage Florentine Mähler-Besse. Le thème de son intervention portait sur la sémiotique du marketing du vin et entre les signes relevant de la tradition et ceux relevant de la modernité. Nous avons donc passé en revue la symbolique des couleurs des messages publicitaires du vin en reprenant les écrits de Michel Pastoureau pour ce qui concernait la tradition, puis Mähler-Besse y a intégré les éléments modernes. Elle a poussé l’étude jusqu’aux réseaux sociaux pour y analyser les signes présents sur les photos Instagram par exemple et leurs analyses possibles. Très riche, cette intervention aurait, me semble-t-il, mérité une place plus grande.

Une présentation de la Vigne Numérique s’en est suivie, menée par son président Quentin de Molliens. Il a évoqué les nouveaux business models. Je ne vais pas forcément revenir dessus car son site Internet est suffisamment développé et disponible au lien suivant : http://www.lavignenumerique.org

4 ateliers de réflexions ont ensuite été lancés et puis d’autres présentations se sont enchainées.

J’évoquerais rapidement celle d’André Ribeirinho qui a présenté Adegga et ses Wine Markets, et en français s’il vous plait ! Un ensemble de bonnes idées pour booster la vente du vin. L’organisation d’un événement majeur permet d’attirer les foules et une exposition certaine des producteurs. Qu’il soit payant offre une légitimité au produit « vin » et le met en valeur. Enfin, lier un événement sur le vin à un événement gastronomique permet d’attirer des nouveaux publics et de diversifier la clientèle. Tout est pensé pour affirmer la relation client à travers une expérience forte dans le but d’accélérer l’acte d’achat. Le stimulus offert par ce rassemblement gigantesque est tel que nombreux sont les visiteurs a passer commande. Il y a donc largement de quoi s’inspirer de cette façon de faire dans une optique oenotouristique par exemple ou dans le cadre de la grande distribution. En effet, le vin est un produit à haut potentiel culturel et émotionnel et les rassemblements sont des vecteurs d’émotions forts : on réunit les gens, on propose des passerelles entre différents domaines (ici, avec la gastronomie), on fait de la pub, … L’investissement du visiteur en tant que membre à part entière est valorisé et cela l’encourage à franchir le pas, bref, à acheter.

Pousser à la consommation, faire connaître le vin, développer le support numérique … autant de missions que se sont données les start-up présentes sur l’événement.

Enfin, la journée s’est conclue avec une dégustation de vins tous meilleurs les uns que les autres. Une super journée qui se conclut de la meilleure des manièdecouverte

Pour plus d’infos sur les entreprises que j’ai decouverte :

Septembre : Premier mois d’une belle aventure …

On se retrouve pour discuter un peu de ce beau mois de septembre. Il y a tant de choses à dire.

Ce mois a commencé par un petit séjour en Allemagne dont je vous ai parlé à plusieurs reprises sur Instagram ou dans l’article précédent. Je ne vais pas m’étaler sur le sujet ; en deux mots, c’était génial ! J’ai fait une petite vidéo avec les photos que j’avais prises que vous pouvez visionner ou revisionner sur Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=3cglSg9LIk0. Je n’ai pas encore eu le tempsais un article est à paraître à ce propos pour mettre des mots sur ces images !

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Un peu de nouveau tout de même : le mois de septembre est le mois de la rentrée. Ça a aussi été le cas pour moi. J’ai commencé mon master à l’Université de Bourgogne il y a trois semaines. C’est donc parti pour ma dernière année en tant qu’étudiant !

Ce mois a été marqué par une grosse avancée pour le mémoire, j’ai en effet eu l’occasion de lire de nombreux articles scientifiques. Ainsi, j’ai pu démarrer la rédaction du premier chapitre du mémoire qui traite entre autre de la constitution du corpus. Ma recherche avance donc tranquillement, ça s’annonce bien !

Enfin, la dernière semaine a été marquée par le colloque « Terminologie professionnelle de la gastronomie et de l’œnologie ». Deux journées très riches tant au niveau relationnel qu’au niveau scientifique. Ce fut très stimulant de rencontrer tant de personnes venant d’univers plus ou moins éloignés du mien. L’aspect méthodologique a été particulièrement intéressant pour moi. J’ai pu mieux cerner ce qui se cachait derrière les termes « terminologie » et « sémantique », même si j’avais déjà des connaissances. Ça me permet également de réfléchir pour mes propres recherches, notamment pour définir le cadre méthodologique qui va sous tendre mon étude. Autrement dit, quelles théories vais-je utiliser pour étudier mon corpus. Et pour le côté plaisir, nous avons testé le restaurant d’application du lycée Le Castel, c’était excellent bien sûr et visiter la ville de Beaune !

Dans la même veine, la table ronde Vigne et Vin m’a permis de finaliser ce mois de la plus belle des façons puisque les thèmes abordés étaient extrêmement novateurs comme le vin à l’hôpital ou le vin à l’heure du numérique.

Table ronde qui a lancé la nuit des chercheurs avec Cédric Villani, médaillé Fields 2010 comme invité d’honneur.

Pour ma part, j’étais à la place du chercheur pour la présentation d’une plateforme logicielle sur le traitement semi-automatique de données pour les discours du vin et de l’économie. C’était aussi très intéressant de faire découvrir la recherche en Sciences Humaines au monde extérieur à l’université. Une superbe expérience !

Il me faut donc maintenant rédiger des résumés de ces conférences (parce que ça compte comme matière et non pas pour le plaisir … 😉 ) et commencer la transcription de tous ces fichiers audio – et là je remercie encore Juliane Daudan de son aide !!

Je vous souhaite un bon mois d’octobre et on se retrouve dans un mois pour un nouvel article ! A bientôt !

Je tiens à remercier ici le caviste de La Route des Vins (rue Musette à Dijon) pour m’avoir accordé un petit entretien.

Mois d’Août : Du travail et enfin du repos

On se retrouve pour un nouvel article-bilan : on débriefe le mois d’août !

Ce mois-ci n’a pas été très fécond car comme un grand nombre d’étudiant j’ai rempli les rayons dans l’hypermarché du coin et je n’ai pas eu beaucoup le temps de travailler sur mes recherches ou de lire, à part l’excellent livre de Bénédicte Abraham Au commencement était l’action : Les idées de force et d’énergie en Allemagne autour de 1800 qui traite des notions de force et d’énergie au tournant du XIXème siècle. C’est parfait pour qui veut découvrir cette période historique du côté allemand. Toutefois, cette lecture était plus une lecture plaisir qu’une lecture « utile » à mon mémoire. J’ai quand même trouvé du temps pour dégainer mon appareil photo et prendre en photo pas loin de 200 étiquettes de vins bourguignons. Pas mal non ? Je suis assez content d’avoir réussi à constituer cette partie du corpus. Sans me reposer sur mes lauriers, j’ai préparé mes vacances qui, si elles seront reposantes à n’en pas douté, n’en resteront pas moins studieuses puisqu’elles me permettront de me lancer dans la seconde partie de ce corpus qui comprend une partie orale avec la présentation de différents vins par des cavistes et des vignerons et les étiquettes, bien sûr, qui correspondent à ces présentations. Vous aurez un aperçu de ces quelques jours de repos en Allemagne grâce à Instagram et je vous en reparlerai lors de l’article qui portera sur le mois de septembre. Mois qui sera par ailleurs particulièrement chargé et excitant car j’aurais déménagé à Dijon, entamé ma dernière année d’étude et décisive avant un éventuel doctorat et donner vie ce corpus en commençant à le manipuler et à le faire parler … J’espère que ça vous donne l’eau (ou le vin ???) à la bouche parce que moi oui !! Alors sous cet angle c’est sûr que ça a l’air génial mais ça ne m’empêche pas de me poser beaucoup de questions : serais-je capable d’élever encore mon niveau pour répondre aux exigences des professeurs ? vais-je être capable de mener à bien ce mémoire ? réussirais-je à maintenir d’aussi bons résultats et à combiner les dissertations et le mémoire ? Pour être sincère, ça ne m’empêche pas de dormir mais c’est vrai que cette période de pré-rentrée est toujours porteuse de joies, d’espoirs mais aussi de doutes et d’interminables questionnements, et évidemment cette dernière année n’y échappe pas. Il faudra s’accrocher, donner tout ce que je suis capable de donner pour ne rien regretter et profiter un maximum de tout, voilà la ligne directrice pour ces prochains mois.

 On se retrouve donc dans un mois pour voir comment tout cela s’est déroulé.

J’en profite ici pour remercier les responsables des magasins suivants et toutes les personnes qui m’ont permis d’avancer dans mes recherches :

  • Leclerc Belfort
  • Auchan France et plus précisément Auchan Bessoncourt
  • Super U Bavilliers
  • Cora Andelnans

Juillet 2016

Voici un retour en mots et en images sur ce mois de juillet.

Mon changement d’université ayant été effectué, je ne peux désormais plus emprunter de livres à l’université de Franche-Comté et n’étant pas encore inscrit à l’Université de Bourgogne je ne peux pas encore en emprunter à leur BU. Ceci m’empêche bien sûr de mener des recherches approfondies mais je ne me laisse pas abattre et en profite pour constituer mon corpus.

J’ai quand même pu lire un excellent livre sur les langues du vin dont l’article est disponible ici. Après avoir discuté avec mon prof, j’ai pu mettre en place un plan plus proche de ce que je souhaite faire ; c’est-à-dire analyser les étiquettes de bouteilles de vin provenant de Bourgogne et de Rhénanie-Palatinat (Rheinland-Pfalz). Je prépare donc un plan ultra-détaillé pour ma prochaine entrevue avec mon directeur de recherche, comprenez : un titre, une problématique, des hypothèses, des pistes de recherches pour chaque sous-partie et des perspectives de recherches. Ce travail préparatoire est relativement important puisque c’est lui conditionne la suite de la recherche. En effet, comment peut-on créer un corpus si on ne sait pas à quoi il va servir. Il faut cependant rester flexible et garder à l’esprit que ce plan n’est pas figé puisque c’est le corpus qui reste le fil conducteur, c’est lui qui va imposer tel ou tel axe de recherche.

Ainsi, j’ai débuté la collecte d’étiquettes par une journée en Allemagne que vous avez pu suivre sur Instagram au milieu du mois. Les super et hypermarchés se sont succédés et au final je suis reparti avec pas moins de 130 étiquettes. Ensuite, le travail de l’ombre a commencé. C’est long, fastidieux, répétitif, on n’en voit jamais la fin, on se demande si on aurait pas dû faire autre chose mais quand la dernière étiquette est traitée, on est content ! Mais que veut dire « traiter » une étiquette ? Dans les points de vente, je prend en photos les bouteilles de vin, or les logiciels d’analyse de données ne peuvent rien faire avec des photos. Il est donc nécessaire de recopier les étiquettes et de les classer. J’ai donc choisi de créer plusieurs fichiers avec à chaque fois un tableau qui regroupe toutes les étiquettes de vin ayant des similarités. Ainsi, je pourrais les manipuler plus facilement quand viendra le temps de l’analyse de corpus.

Ces 130 étiquettes traitées, j’ai entamé la constitution de mon corpus français et cette fois, j’ai récupéré 70 étiquettes en allant seulement au Leclerc de Belfort, que je remercie au passage. J’ai recommencé la procédure de traitement des étiquettes qui peuvent être qualifiées de données brutes, car non utilisables en l’état.

Enfin, je suis retourné en Allemagne lors du dernier weekend de juillet afin d’augmenter mon corpus. Pas de chance, je suis allé dans la zone de Freiburg-im-Breisgau qui est particulièrement viticole.

Pourquoi pas de chance ? Eh bien c’est l’appellation de Baden et celle-ci ne rentre pas dans mon champ d’étude or malheureusement pour moi les magasins proposaient logiquement à la vente beaucoup de produits régionaux. Je n’ai toutefois pas fait chou blanc, puisque j’ai tout de même ramené de ce périple quelques 40 étiquettes, qui ont été faciles à classer et à recopier.

Si ce travail de mise en forme du corpus est fastidieux, il n’en reste pas moins intéressant et m’a permis de mettre en lumière les premières tendances que ce soit pour les étiquettes bourguignonnes ou rhénanes, ainsi que pour leur comparaison ; mais de cela, on en reparlera plus tard.

Vous le comprenez, mon travail avance doucement mais il avance et c’est le principal, surtout quand on sait que la rentrée est dans un mois et demi. Il y a le temps, pas d’affolement ! J’essaie de travailler le plus rigoureusement possible pour ne pas perdre de temps plus tard… Le temps, nerf de la guerre, car lorsque l’année commencera il faudra faire avec cette recherche et les cours de master 2. C’est pourquoi j’essaie de prendre un maximum d’avance.

On se retrouve dans un mois pour un nouveau compte-rendu, d’ici là vous pouvez me rejoindre sur Twitter et sur Instagram.

A bientôt et bel été !

Le discours du vin

Un mois de juillet marqué par le Tour de France, la réussite des Bleus, le soleil et quelques verres de vin … Le bonheur !! (Je prends le parti d’éclipser les évènements récents qui se sont produits à Nice, en Turquie, à Würzburg, et partout ailleurs, restons positifs !) Parlant de vin, j’aimerais vous présenter un livre coédité par le professeur bourguignon de linguistique allemande qui m’encadre : Unité et diversité dans le discours sur le vin en Europe (1) qui est une recension d’articles correspondant à des actes du colloque éponyme. C’est un livre très riche, très intéressant et pas forcément compliqué à suivre pour une œuvre qui reste tout de même académique. Je le recommande donc à tous les passionnés de vin !!

Comme pour justifier le choix de mon sujet de mémoire, l’introduction souligne l’importante connexion qui existe entre la langue et la dégustation du vin (Gautier, Lavric p.7). UnknownLe thème principal reste le projet Vinolingua (projet académique multilingue pour l’apprentissage des langues étrangères pour les vignerons, de plus amples explications sont disponibles sur ce lien). Des articles variés y sont proposés allant de l’utilisation du jargon vitivinicole (p 11-22) à l’analyse du terme des adjectifs muscate et muscatowe au travers d’une analyse contrastive franco-polonaise (p 131-147) en passant par une étude du terme au combien mystérieux qu’est celui de « minéralité » (p 149-168). Ces chapitres courts offrent une lecture dynamique mais approfondie des possibilités qu’ouvrent l’étude du vin via la langue, ou devrais-je dire les langues pour ne pas parler de langage du vin.

Cette lecture a été particulièrement intéressante pour moi car elle m’a ouvert de nouveaux horizons en ce qui concerne l’approche de la problématique et de la méthodologie, c’est bien en regardant ce que font les autres que l’on peut progresser. Ainsi, toute étude est utile pour se développer en tant que chercheur. En l’occurrence, les méthodes adoptées dans le champ de la linguistique étant nouvelles pour moi, j’ai eu une meilleure vision de ce qui m’attendra dans les mois qui viennent ; à savoir, la constitution d’un corpus homogène, sa mise en forme, son traitement et bien sûr, l’analyse et l’interprétation des résultats.

Enfin, un chapitre m’a paru fort à-propos, celui de S. Herling « Langue Dog, Le Divin, Terres Fortes – Les noms de vins en France » (p 169-182). Un paragraphe sur les étiquettes de vin et une analyse des noms de vins sont au centre de cet article : ce n’est pas exactement mon sujet mais pas si loin tout de même, et cela m’a permis d’avancer dans ma réflexion. Un chapitre que l’on peut résumer par le passage suivant : « L’étiquette accentue, d’une manière visuelle, ce nom » (p 122) : on voit poindre ici une triple approche de l’étude du vin et de ses étiquettes en commençant par une approche linguistique écrite et également orale pour ma part, une approche visuelle et donc sémantique, et enfin une analyse culturelle, car le vin est « un élément du patrimoine historique » (p 169).

Deux autres livres correspondant aux deux autres actes du colloque paraîtront courant Août, toujours chez le très bon Peter Lang à Francfort. Je dois bien avouer que j’ai hâte de les lire vu le niveau de ce premier « opus ».

On se retrouve à la fin du mois pour un débrief de ce mois de juillet qui a été riche en avancée pour moi ! A bientôt !

(1) Gautier Laurent, Lavric Eva (Eds.). Unité et diversité dans le discours sur le vin en Europe. Frankfurt/Main : Peter Lang, 2015.

Un blog de recherche et pas autre chose …

Aujourd’hui, je partage un article un peu particulier car je ne présente rien de nouveau mais je vais essayer de vous expliquer les quelques évolutions que va subir le blog dans les prochains jours. En effet, je me suis rendu compte que ce blog ne prenait pas la tournure envisagée : il devenait une recension de critiques littéraires à travers une multitude de fiches de lecture. Intéressant à n’en pas douter mais ce n’est pas ce que je voulais faire.

Après avoir écrit ça, je n’ai pas écrit grand-chose, donc voici ce qui va changer : je vous propose à partir de la semaine prochaine un rendez-vous mensuel consacré à l’évolution de ma recherche, autrement dit, j’évoquerai mes difficultés, mes doutes, es satisfactions mes « trouvailles » et mes ambitions. Bref, je vous partagerai ma vie d’étudiant de master 2 recherche. Néanmoins, je n’oublierai pas de partager avec vous, de manière toutefois beaucoup plus ponctuelle, mes meilleures lectures et les rencontres que je ferai. Si vous voulez me suivre de manière quasi-quotidienne, on se retrouve toujours sur les réseaux sociaux : Twitter, Instagram et Facebook.

J’espère que le repositionnement du blog vous satisfera et vous incitera à revenir régulièrement !!

A bientôt, bonnes lectures et peut-être bonnes vacances !

Visite au salon Millésimes Alsace 2016

Comme vous l’avez peut-être vu sur les réseaux sociaux, je suis allé à Colmar ce lundi 13 juin pour assister au salon Millésimes Alsace 2016.

Ce fut un après-midi très riche et très intéressant. IMG_20160613_141347.jpgPas moins de 99 exposants étaient au rendez-vous pour présenter leur domaine et leurs créations. Allant d’Arthur Metz à des petits domaines, les visiteurs ont pu parcourir l’Alsace des vins dans toute sa splendeur et sa diversité en ce lieu chaleureux et convivial qu’est le Parc des Expositions de Colmar.

Chaque exposant avait droit à son propre espace IMG_20160613_152659.jpgmatérialisé par une table. On pouvait ainsi venir discuter avec des membres du domaine, découvrir ses spécificités et bien évidemment goûter des vins, auprès d’intervenants toujours souriants et détendus.

Pour ce qui est de la dégustation, il était justement prévu en plus de la dégustation face aux vignerons, un espace dédié où il y avait un « mur des vins ». Chaque domaine proposait en effet une de ses créations pour une dégustation en self-service et en illimité.

J’ai ainsi pu goûter de nombreux Riesling provenant de différents sols, en production tantôt  biologique voire biodynamique tantôt conventionnée, mais toujours délicieux et maintenus à parfaite température par une équipe très gentille et très efficace : c’est à noter car si le salon est une belle réussite, c’est aussi grâce à eux !

Après mes dégustations, j’ai assisté à ce que je croyais être une conférence mais qui était plutôt un cours d’oenologie, ou comme on dit, une « Masterclass ». Il y avait le choix entre trois langues : en français, en anglais et en allemand. Pour des raisons d’emplois du temps, je ne pouvais assister à celle en français prévue le matin et ai donc choisi la Masterclass en allemand par goût 😉

Proposé par une oenologue, ce cours avait pour thème les accords mets/vins des Riesling. C’est donc autour de 5 Riesling que nous avons testé différents mets. D’abord élément par élément puis « tout ensemble » nous essayions de trouver die beste Kombination. Il faut tout de même avouer que deux des cinq vins se suffisaient à eux-mêmes !!

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Ayant perdu mon carnet de notes, je ne peux pas vous confier davantage de détails sur les vins dégustés. Je peux juste partager les quelques photos de cet article, mais qu’importe les souvenirs sont là !

Après cette belle demi-journée, je suis rentré comblé par tant de nouvelles connaissances linguistiques et oenologiques.

Plongeons dans le monde de la traduction, l’exemple d’un auteur autrichien inconnu

Cette semaine je vous parle d’un de mes écrits, ça n’arrivera pas souvent donc j’en profite. UnknownJe vais vous présenter dans les prochaines lignes mon mémoire de M1 pour lequel je me suis intéressé à la traduction lors de la période de l’entre-deux guerres (ou de la « pause dans la guerre » comme l’a proposé, entre autres, Georges Soutou) en prenant l’exemple d’Andreas Latzko. Son nom ne vous dit rien ? C’est normal, c’est un auteur autrichien inconnu aujourd’hui mais qui a eu son heure de gloire dans les années 1920.

Mais commençons par le commencement : comment ai-je eu l’idée d’un tel sujet ? Eh bien, pour être honnête, c’est tout à fait par hasard que l’idée d’allier traduction, littérature et civilisation m’est venue. Je cherchais sur Internet « quelque chose » en lien avec la traduction et j’ai donc simplement tapé « traducteur allemand ». Le premier lien proposé était celui d’Alzir Hella. En lisant sa fiche Wikipédia, j’ai appris que c’était un traducteur engagé, humaniste et surtout LE traducteur officiel de Stefan Zweig, grand auteur autrichien du XXème siècle. A noter aussi, que c’est lui qui a traduit Im Westen nichts neues d’Erich Maria Remarche (À l’Ouest rien de nouveau).

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Alzir Hella

Le parcours de cet homme m’a titillé et j’ai fait d’autres recherches. Ainsi, en parcourant la liste de ces traductions je suis arrivé à La Marche Royale écrite par Andreas Latzko et c’est la seule œuvre de la liste qui ne disposait pas du titre original. Challenge de taille, donc, que j’ai voulu relever !

La première difficulté a été de trouver des informations sur l’auteur et le traducteur. Entreprise ardue mais qui a porté ses fruits. Je ne détaillerai pas les nombreux livres étudiés mais j’ai obtenu suffisamment d’information : Latzko était un grand pacifiste, disposant d’une aura certaine dans les années vingt, qui a cependant disparu de la circulation pour trois raisons : né à Budapest mais écrivant en allemand, il n’était pas considéré dans la partie hongroise de l’empire Austro-Hongrois, pas plus qu’en Allemagne puisqu’ « Autrichien ». Le lectorat était alors bien limité. Deuxièmement, sa première œuvre Hommes en guerre, recueil de nouvelles s’attaquant à la Première Guerre mondiale à travers une critique acerbe et virulente lui attira les foudres du gouvernement austro-hongrois, ce qui le poussa à l’exil. Enfin, les Nazis placèrent la totalité de ses publications dans la liste interdite et brûla la plupart des exemplaires disponibles. Toutefois, j’ai pu me procurer une des rares versions françaises encore existantes. Mais aucune version en langue allemande n’a été sauvée, seul un recueil des œuvres de l’auteur a été publié en 1993.

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À partir de ces informations, mon travail s’est d’abord fait démonstration du caractère hautement pacifiste de la nouvelle Marcia Reale. Dans un second temps j’ai travaillé à mettre en évidence le côté arbitraire de la traduction française, fortement orientée vers le pacifisme. La première étape fut relativement facile : l’histoire n’a rien d’extraordinaire. Un ancien soldat italien, blessé lors de la Grande Guerre, veut retourner en Autriche, là où il était prisonnier, rencontre un Autrichien, lui aussi ancien soldat et blessé. Les deux vont s’entendre à merveille à Gênes, jusqu’au jour de la fête nationale italienne qui ravivera des tensions nationalistes enfouies.L’histoire se finissant sur un coup de couteau mortel porté par l’Italien. DSCN2511Si l’histoire en elle-même n’est pas particulièrement intéressante, c’est l’allégorie proposée par l’auteur qui a attiré mon attention. Les deux protagonistes ne sont pas juste deux hommes choisis au hasard, ils représentent leur pays et leur histoire respective. En écrivant cette nouvelle, Latzko proposait une critique de la guerre en montrant l’absurdité des combats, des gouvernements et de la violence.

La traduction est allée dans le même sens mais en poussant cette critique à son paroxysme. Les descriptions positives sont enjolivées et les négatives encore plus négatives ; ainsi, lorsque l’on passe de la joie d’un repas partagé entre amis au malheur de la guerre, la différence de niveau est nettement plus marquée. Les décalages sont plus violents alors que le style est plus fluide (la version française est bien plus facile et agréable à lire). Il y a indéniablement une volonté des traducteurs de faire de cette œuvre un argument pacifiste.

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Néanmoins, on devrait se poser la question du registre de cette traduction. Alors qu’elle n’est pas une exacte copie de l’original peut-on toujours la considérer traduction ou interprétation ? C’est évidemment difficile de répondre formellement à cette problématique. Mais j’ai pris le parti de la voir comme traduction puisque qu’elle va dans le même sens que l’auteur, les traducteurs sont donc fidèles à l’auteur, même s’ils négligent le lecteur. Ce qui ne suit pas le principe de loyauté formulé par Christiane Nord.

Si vous pouvez lire en allemand mon mémoire est disponible en version papier à la BU de Besançon (UFR SLHS) sous le titre Die Übersetzung als Träger des deutsch-französischen Pazifismus am Beispiel Marcia Reale Andreas Latzkos et sinon sur Academia. Pour les autres, la présentation en français de la soutenance est également téléchargeable sur ma page Academia.

J’espère avoir réussi à vous faire comprendre ce que peut être la recherche universitaire et à vous donner envie de la soutenir car elle fait avancer la connaissance du monde et de l’Homme. Mon mémoire, même s’il n’est que minuscule et n’aura que peu de raisonnance est un apport supplémentaire pour la compréhension de la Première Guerre mondiale et de ses participants. L’idée est bien sur de tout faire pour éviter qu’un tel désastre se produise à nouveau.

À la semaine prochaine pour un nouvel article à ne pas louper sur un événement qui aura lieu lundi : pour en savoir plus, on se retrouve sur Instagram ou Twitter !!

Rencontre avec la délégation du Landkreis Harz

Aujourd’hui j’inaugure la section Rencontres du blog en vous proposant un article sur ma mission d’interprétariat de la semaine dernière dont vous avez pu voir une photo si vous êtes abonnés à ma page Instagram.

Employé pour la seconde fois par le Conseil Général du Territoire de Belfort, j’ai assuré la traduction entre représentants français et allemands les 26 et 27 mai dernier : d’abord lors d’un buffet le jeudi soir, puis le lendemain après-midi lors de la visite du « chantier jeune » effectué par deux groupes de jeunes français et allemands en décrochage scolaire.

J’avais déjà assuré une telle mission de facilitation des échanges lors d’un buffet entre dirigeants d’entreprises et hommes politiques des deux administrations le 14 avril.

Davantage d’explications à propos de ces deux jours sur le site du Département et en allemand sur celui du Landkreis.

J’étais à disposition des différents intervenants pour traduire des échanges de type small-talk ainsi que des échanges nettement plus techniques sur des services et produits proposés par chacun. C’était la première fois que j’assurais une telle mission, j’ai donc débuté l’exercice avec un peu d’appréhension mais des traductrices professionnelles étaient également présentes et avaient ouvert la voie en assurant les traductions des discours officiels dans la matinée. Ce fut une excellente expérience que j’ai réitéré la semaine dernière avec plaisir.

J’ai donc été contacté une seconde fois pour assurer la liaison entre interlocuteurs français et allemands. Pourquoi moi ? Il y a là deux raisons, la première est que je suis un jeune issu du Territoire de Belfort et qu’il y a une volonté forte de la part du Conseil Général de mettre en avant ces jeunes ; l’autre raison est que j’ai fait ma licence à l’UFR STGI (Université de Franche-Comté) à Montbéliard qui est une faculté proche de Belfort. On n’attendait pas de moi une traduction parfaite mais plutôt de permettre des échanges de façon décontractée. Pour illustrer ceci, je pense à la soirée de jeudi soir où je faisais le lien entre le Président du Landkreis (équivalent du Conseil Général allemand) et un des responsables français de la structure d’aide aux jeunes. Lors de cette discussion, je n’étais pas uniquement un « Google Traduction sur pattes » mais bien un troisième interlocuteur. C’était très agréable et très détendu.

Le lendemain, la visite portait sur la rénovation d’un fort datant de la guerre de 1890 et je devais traduire les explications du guide mais aussi permettre des discussions durant la visite. Il fallait donc jouer sur les deux tableaux, ce qui n’était pas évident. Ensuite, nous sommes rentrés au Conseil Général où devaient se tenir des discours officiels. A ce moment-là, la traduction différée des discours était assurée par une des traductrices professionnelles présentes lors de la première rencontre.

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Ensuite, il y a eu un nouveau buffet durant lequel j’ai retrouvé mon rôle de facilitateur d’échanges.

Un article complémentaire est disponible ici.

Pour l’anecdote, j’ai appris que le vignoble de la commune de Wernigerode  – une des plus grandes villes du Landkreis du Harz – est le vignoble le plus au nord de l’Allemagne et qu’il utilise des méthodes biodynamiques.

D’autres rencontres entre les deux délégations auront lieu et je vous en reparlerai certainement !

A bientôt pour un nouvel article !

Eux, ils sont vignerons

Avant de vendre le vin comme on l’a vu dans le dernier article, il faut le fabriquer ou plutôt le faire naître, l’élever puis le laisser s’en aller. Rouge comme le sang, le vin est humain. Il est le personnage central de Moi, je suis vigneron (1). À ses côtés, il y a les vignes et Toine, qui raconte l’histoire de la vi(gn)e. C’est donc une lecture autant utile pour ma recherche que pour le plaisir que je vous présente cette semaine.

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La présente édition est une réédition proposée par Vincent Chambarlhac, Sonia Dollinger et Estelle Vieux-Fort d’un livre d’André Lagrange paru dans les années 50. L’auteur est un sociologue réputé et cet ouvrage aurait dû être la préfiguration de sa thèse de doctorat mais il n’aura pas le temps de l’écrire puisqu’il décéda avant même la parution de Moi, je suis vigneron. Je parle de livre car on ne peut être guère plus précis : « roman de terroir » (p 5) où l’  « intention scientifique [est] lovée dans l’écriture fictionnelle. » (p 5) Ni roman, ni thèse de sociologie, ni étude ethnographique, ce livre est un peu de tout en restant singulier. Il se définit part l’opposition systématique à ce qu’il semble être.

Le thème idiosyncratique de ce livre – la vie d’un vigneron de Bourgogne – emmène le lecteur dans un village perdu au fin fond de la Bourgogne où la vigne et le vin règnent en maître. Authentique et plein d’humour, ce livre retrace donc la vie de Toine, qui est une synthèse des vignerons de Bourgogne. Ainsi, selon Sonia Dollinger et Estelle Vieux-Fort :

Moi, je suis vigneron est un hymne au travail de la vigne et au labeur du vigneron. p.20

On suit le dur travail du vigneron pendant 12 mois, le temps qu’il faut pour voir renaître la vigne, mûrir le raisin et se fabriquer le vin. Voir, oui, car c’est si bien écrit que les personnages prennent vie ! Ils sont devant nous, autour de nous mais vivent sans nous voir, nous spectateurs d’un monde qui n’existe plus où le travail était tout. C’est une œuvre authentique et de terroir car des dictons populaires sont régulièrement distillés dans le texte venant ponctuer les paroles et pensées du Toine : souvent drôle, rarement connue mais toujours à-propos, cette sagesse populaire rythme un texte déjà fort dynamique grâce à un humour décapant et à un style d’écriture enlevé.

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On pourrait donc parler d’un roman, mais ce serait oublier les innombrables notes de bas de page qui parsèment les pages du livre. Toutes les notes sont des références aux études sociologiques menées par André Lagrange et sa femme, notamment en ce qui concerne les dictons ou les chants, et encore plus nombreuses sont les notes faisant écho aux outils que l’on peut trouver au musée du Vin à Beaune. On voit alors à quel point le travail est sérieux, documenté et scientifique. Quand on le sait, on comprend mieux pourquoi certains passages du livre sont très difficile à comprendre à cause de ces références à des outils qu’on ne connaît pas forcément et qu’on ne peut imaginer.

Poétique sans être poème, fictionnelle sans être roman, documentée sans être documentaire, autobiographique sans être autobiographie, cette œuvre est un peu de tout ça sans l’être ; elle est telle qu’elle est, hors des sentiers battus et du préconçu, elle est œuvre géniale. Rééditée à l’heure d’une mondialisation dévastant tout sur son passage et gommant toutes aspérités, c’est une ode à la France d’en bas, une ode à la France tout court : Moi, je suis lecteur et j’en redemande !

Au lieu d’une note, je vais proposer cette semaine un classement tiré du cyclisme pour évaluer cette œuvre utiliser pour répertorier les difficultés des cols escaladés par les coureurs sur les courses : elle est classée Hors-Catégorie !

(1) Lagrange, André. Moi, je suis vigneron. Éditions universitaires de Dijon : Dijon. 2015. 430 p.

Au détour d’une rencontre, la naissance de mon plan détaillé

Aujourd’hui je vous parle de quelque chose de plus concret en ce qui concerne la recherche universitaire. J’ai rencontré ce lundi 23 mai 2016 mon futur directeur de recherche pour mon mémoire de M2 (futur uniquement d’un point de vue administratif). C’est la 4ème fois que je le vois et nous avons discuté aujourd’hui d’une problématique et d’un plan détaillé.

Mais avant, une question fondamentale : à quoi sert un directeur de recherche ? Le directeur de recherche est un maître de conférence ou un professeur des universités de l’UFR (= la fac) de rattachement de l’étudiant. Sa mission, s’il accepte …, est d’orienter l’étudiant, encadrer ses recherches, conseiller des pistes bibliographiques, corriger les brouillons et dans un dernier temps, c’est lui qui fera partie du jury lors de la soutenance du mémoire en fin de parcours. De manière générale, il est le meilleur allié du masterant et du doctorant.

La première rencontre a eu lieu, dans mon cas, en janvier, lorsque je lui ai proposé de travailler avec moi sur le thème des discours et du vin. Ensuite, nous nous sommes vu deux fois en février lors de deux séminaires qu’il dirigeait pour ses doctorants. Cette semaine, je lui ai proposé un « vrai » projet : un thème, un titre, une problématique et un plan.

Il m’a donc conseillé sur le plan et à réajusté ce qui manquait de cohérence ou m’a rappelé que certains points étaient trop ambitieux pour un mémoire de master 2. Il m’a également proposé plusieurs ouvrages à lire et dont je vous ferai part lorsque je les aurais lus et analysés. De plus, il m’a convié à un colloque fin septembre organisé par la MSH de Dijon sur les notes de dégustation gastronomique et œnologique, j’ai hâte d’y être.

On peut maintenant dire que le top départ de ce mémoire a été donné !

Plus d’infos à suivre, en attendant vous pouvez lire les articles précédents et me retrouver sur les réseaux sociaux !

L’économie du vin dans tous ses états

Aujourd’hui, je ne vous parle que d’un seul livre, mais quel livre ! Après l’avoir lu, on sait tout sur tout en ce qui concerne l’économie du vin. Dirigé par Jérôme Gallo et Steve Charters (Top Wine influencer) -professeurs à l’ESC Dijon-Bourgogne-, Economie et management du vin (1) est très complet tout en restant très accessible.  Composé de chapitres rédigés par 28 spécialistes du vin du monde entier, ce livre est divisé en trois grandes parties : l’économie, le management et le marketing du vin. Il est déjà considéré comme un ouvrage de référence, alors on s’y plonge !

DSCN2461_FotorDans Economie et management du vin, le lecteur est guidé du début à la fin : tout est logique et bien pensé. On commence par un chapitre sur l’histoire du vin et on remonte les siècles : en un chapitre, on sait presque tout et c’est suffisant. On glisse ensuite naturellement vers un premier chapitre économique qui fait office de réelle introduction. Puis tout au long de la section, on étudie l’économie du vin, au sens large, sous tous ses aspects : le droit, l’industrie, la stratégie, le côté entrepreneurial et les spécificités des domaines à travers le monde. Viennent alors des chapitres plus techniques sur la finance et la gestion des ressources humaines suivis d’un chapitre sur l’innovation et un autre sur les consommateurs. Les derniers chapitres traitent ainsi des aspects marketing.

L’une des caractéristiques principales de l’offre de vins est la multitude de formes qu’elle adopte. p29

A la fin du livre, on comprend, si on ne le savait pas déjà, que le monde du vin est complexe et unique en son genre. Une phrase résume cette constatation :

L’économie du vin revient alors à étudier l’offre et la demande de vin. Le problème qui émerge est qu’il n’y a pas un seul marché. Les offres et les demandes concernent des bien qui ne sont pas homogènes en termes de caractéristiques. Il y a donc plusieurs marchés. p27

S’attaquer à l’économie viti-vinicole nécessite donc une approche dynamique, différenciée et flexible. En effet, le vin est un produit avec un marqueur culturel extrêmement fort qu’il ne faut pas négliger.

À noter que deux autres chapitres sont uniquement accessibles sur Internet, notamment un sur le monde du luxe. Autre information importante, Pearson a également fait le choix d’éditer cet ouvrage en anglais, ce qui important pour la résonnance du livre. De plus, une réédition serait déjà en préparation, je suis pressé de l’avoir entre les mains !

En conclusion, un très très bon livre ! Petite nouveauté de la semaine : je décernerai maintenant une note aux ouvrages analysés et celui-là en mérite une bonne : 18/20 !

On se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel article ! D’ici là portez-vous bien et on se retrouve sur Twitter, Instagram, Pinterest et maintenant Facebook !

(1) Économie et management du vin dir. Jerôme GALLO et Steve CHARTERS, Pearson : Paris. 2014. 261 p.

Un autre article traitant de ce livre et présentant l’ESC Dijon-Bourgogne est disponible ici : http://focuscampus.blog.lemonde.fr/2014/12/19/lesc-dijon-publie-un-livre-sur-le-vin-pour-rayonner-dans-le-monde-entier/.

 

Le vin du vingt

Pour ce premier vin du vingt du mois, qui au passage inaugure la nouvelle monture de DPDV, je vous propose un excellent Crémant de Bourgogne.

Pour ce mois et fêter la nouvelle année, il est encore temps, voici quelques bulles venant des caves de Bailly Lapierre. Le domaine se trouve au fin fond de l’Yonne aux portes du Chablisien. Les caves souterraines, qui ont pendant longtemps ont accueilli un marché de Noël, accueillent exclusivement les Crémants de Bourgogne : les petites bulles qui montent.

Je vous propose ce Crémant demi-sec. Une belle robe dorée et des fines bulles sont le présage d’un moment de bonheur.

En bouche, cet effervescent allie une belle fraîcheur et des arômes de fruits blancs, surtout sur la pêche. C’est agréable et très fruité, on l’appréciera plutôt seul ou avec un dessert après un repas léger.

Pour plus d’information ici.

En conclusion, on s’envole, on quitte terre, on est à Bailly Lapierre !

A bientôt,

Matthieu